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L'année 2024 a été une période charnière pour la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC), marquée par une transition entre la sécurisation des acquis et le lancement de réformes structurelles profondes. Le contexte peut être analysé sous quatre angles principaux :
1. Le Contexte Juridique : La naissance de la RTC S.A.
C'est le changement majeur de l'année. En 2024, la régie déléguée est sortie de sa structure de simple département du PAD pour devenir une Société Anonyme (S.A.) avec un Conseil d'Administration propre.
L'enjeu : Obtenir une autonomie financière et juridique pour pouvoir lever des fonds directement sur les marchés bancaires sans dépendre uniquement du budget du PAD.
La souveraineté : Ce passage en S.A. visait également à "bétonner" la gestion camerounaise face aux litiges persistants avec l'ancien concessionnaire (DIT), en créant une entité légale distincte et pérenne.
En 2024, le Port en eau profonde de Kribi (PAK) a atteint une maturité opérationnelle qui a commencé à capter une partie du trafic des navires de très grande taille.
La riposte de Douala : Pour ne pas perdre ses clients (notamment les armateurs comme Maersk ou MSC), la RTC a dû jouer sur la proximité du marché (Douala reste le centre de consommation) et sur les incitations financières.
Les Ristournes : C'est dans ce contexte de "guerre des ports" que la RTC a multiplié les gestes commerciaux (ristournes de 2 milliards) pour garder les opérateurs à Douala malgré les contraintes de tirant d'eau.
3. Le Contexte Opérationnel : La saturation physique
C'est le point noir de 2024. Le terminal a évolué dans un environnement de congestion quasi-permanente.
Saturation des parcs : Avec un trafic avoisinant les 380 000 EVP, le terminal a fonctionné à plus de 90 % de sa capacité. Cela a entraîné des difficultés de stockage et des lenteurs dans la livraison des conteneurs aux transporteurs.
Urgence de l'extension : Le contexte de 2024 est celui d'une attente fébrile pour le lancement du Quai 17. La direction a dû gérer les mécontentements des usagers liés aux délais de traitement tout en promettant que l'extension allait résoudre ces problèmes.
La RTC a évolué dans un climat où elle devait prouver son utilité sociale pour justifier son existence face aux critiques sur la hausse des frais portuaires.
Réinvestissement local : C’est l’année où le PAD et la RTC ont massivement investi dans la RSE (santé avec Laquintinie, sport avec Dynamo de Douala).
L'image de marque : L'objectif était de créer un bouclier populaire : si la RTC aide les hôpitaux et les clubs de foot, sa gestion devient "intouchable" politiquement, car elle est perçue comme profitant directement aux Camerounais.
L'année 2024 a été celle du renouvellement technique pour éviter l'obsolescence :
Nouveaux Portiques de Parc (RTG) : Mise en service de 4 nouveaux RTG hybrides pour densifier le stockage sur les parcs à conteneurs.
Maintenance : Gros investissement sur la remise en état des grues mobiles Gottwald et l'acquisition de nouveaux tracteurs de parc.
Numérisation : Optimisation du système TOS (Terminal Operating System) pour réduire les erreurs de facturation et les délais de sortie des camions.
En 2024, la RTC a poursuivi sa stratégie agressive de fidélisation pour contrer la concurrence du Port de Kribi :
Distribution de 2 milliards FCFA : En avril 2024, la RTC a distribué des ristournes aux 104 meilleurs clients (Armateurs et Chargeurs) sur la base de leurs performances de l'année précédente, conformément à la résolution du 30 novembre 2023 .
Top Lauréats : Maersk, MSC et CMA CGM pour les armateurs ; Congelcam, Sodecoton et Telcar Cocoa pour les chargeurs.
Stratégie : L'objectif était de prouver que la gestion par le PAD est plus rentable pour les opérateurs économiques que l'ancienne concession.
Pour l'année 2024, la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC) a opéré un tournant stratégique majeur : le passage du statut de "Régie déléguée" (simple département du PAD) à celui de Société Anonyme (RTC S.A.). Cette mutation visait à lui donner l'autonomie financière nécessaire pour porter de lourds investissements.
Ces projets ont permis de maintenir la compétitivité du terminal malgré l'étroitesse des quais historiques.
| Projet | Description | Impact |
| Passage en Société Anonyme | Création de la RTC S.A. avec autonomie de gestion. | Capacité juridique de lever des fonds bancaires. |
| Renouvellement du parc RTG | Mise en service de 4 nouveaux portiques de parc (RTG) hybrides. | Augmentation de la cadence de rangement des conteneurs. |
| Réhabilitation des Grues | Remise à neuf des grues mobiles de quai Konecranes-Gottwald. | Réduction du temps d'attente des navires à quai. |
| Système Billing (Facturation) | Déploiement d'une nouvelle interface de facturation en ligne. | Réduction des files d'attente aux guichets physiques. |
C'est en 2024 que les jalons financiers et contractuels des projets de 2025 ont été posés
| Projet | Statut 2024 | Enjeu financier |
| Extension Quai 17 | Finalisation du montage financier (convention PAD/RTC). | 47 milliards FCFA pour 250m de quai en plus. |
| Nouveau Siège RTC S.A. | Signature du contrat de construction (Modèle BOT). | Centraliser les services administratifs et clients. |
| Le Smart Port 4G/5G | Accord de principe pour un réseau privé haut débit. | Automatisation du suivi des engins de manutention. |
Il s'agit des chantiers physiques ou technologiques dont l'exécution a marqué l'année.
| Projet | État d'avancement en 2024 | Objectif et Impact |
| Optimisation du TOS | Mise à jour du Terminal Operating System (Navis N4). | Géolocalisation précise des conteneurs sur le parc. |
| Électrification des parcs | Installation de rails électrifiés pour les RTG (Bus bars). | Réduction des coûts de carburant et de l'empreinte carbone. |
| Aménagement de zones tampons | Travaux de bitumage pour gagner des m² de stockage. | Lutter contre la congestion chronique du terminal. |
| Plan de formation "Artisans" | Programme de montée en compétences 100% camerounais. | Autonomie totale dans la maintenance des équipements. |
| Institutionnalisation du Programme de Ristournes Commerciales. | Phase de mise en œuvre opérationnelle (suite à la résolution du CA de nov. 2023). | Distribution de la première grande enveloppe de 2 milliards FCFA en avril 2024. |
Saturation de l'espace : Le terminal a atteint sa capacité maximale théorique. La congestion des parcs a parfois entraîné des retards dans le déchargement des navires de grande taille.
Poids de la dette : Le passage en S.A. a permis à la RTC de lever des fonds, mais le service de la dette liée aux acquisitions d'équipements pèse sur les marges nettes.
Le Quai 17 : L'attente du lancement effectif de l'extension (Quai 17) a été le sujet majeur de 2024, car sans ce nouveau quai, la croissance de la RTC est physiquement bloquée.
Comme vous l'aviez noté, 2024 a vu une intensification des actions sociales :
Sponsoring Sportif : La RTC est devenue le premier soutien financier des clubs de Douala.
Santé : Financement de campagnes de santé au profit des dockers et des populations riveraines du Wouri.
| Indicateur / Thème | Détails et Chiffres Clés (Données 2024) |
| Gouvernance | Transformation en Société Anonyme (RTC S.A.) avec une autonomie de gestion renforcée. |
| Chiffre d'Affaires | Estimé à environ 58 - 60 milliards de FCFA (en progression par rapport aux 57 milliards de 2023). |
| Trafic Conteneurs | Environ 370 000 à 380 000 EVP (Équivalent Vingt Pieds) traités sur l'année. |
| Productivité | 22 mouvements/heure en moyenne. La RTC a maintenu ses cadences malgré la saturation des parcs. |
| Redevances au PAD | Versement d'une redevance annuelle dépassant les 15 milliards de FCFA. |
| Effectifs | Plus de 450 employés directs, avec un taux de "camerounisation" de 100% du top management. |
